Partitionner son disque dur

Par Olivier • Dernière mise à jour : 25 janvier 2012

Partitionner un disque dur revient à le diviser en des compartiments virtuels assimilés à des disques à part entière.

En général, la partition d’un disque dur se fait dans le souci d’avoir un cloisonnement approprié pour loger un autre système d’exploitation sans créer de conflit avec le système existant. Ranger convenablement les données en fonction de leur nature est également une raison de partitionner son disque dur. Les fichiers de jeux et les documents personnels peuvent occuper différentes partitions tandis que les logiciels et les fichiers système seront logés dans la même partition (généralement nommée C). La création d’une image Ghost (image système) nécessite la création d’une nouvelle partition dans le disque dur.

Réaliser le partitionnement d’un disque dur impose qu’on prenne quelques précautions pour bien le réussir. Il importe de distinguer la simple partition d’un disque dur neuf (donc vierge) et celle d’un disque dur déjà utilisé et qui peut nécessiter qu’on préserve des données importantes. La sauvegarde des données est une opération à réaliser avant d’effectuer l’opération. Plusieurs supports comme les CD-ROM, les clefs USB, les disques durs externes et même d’autres partitions existantes permettent de conserver des fichiers qui pourront par la suite être copiés sur les partitions nouvellement créées. Le disque dur partitionné peut perdre toutes les données qui y sont contenues si le logiciel utilisé impose un formatage complet. Par ailleurs, il est à noter que le fichier d’échange Linux dénommé Swap doit être supprimé avant de procéder au partitionnement du disque dur.

Les produits logiciels servant à partitionner un disque dur sont nombreux, certains sont libres de droits tandis que d’autres sont payants et regorgent de plusieurs fonctionnalités appréciables. Au nombre des logiciels payants, figure en bonne place Windows XP qui prend en compte les fichiers NTFS et FAT. D’autres logiciels comme « Partition Expert » et « Hard Disk Manager » permettent de faire l’opération tout en préservant les données existantes. À quelques exceptions près, ils prennent en compte tous les systèmes de fichiers Linux et Windows. Très nombreux, les logiciels gratuits ne conservent pas les fichiers préexistants, en général. Certains d’entre eux ne reconnaissent qu’un nombre limité de fichiers. Par exemple Fdisk sous Windows ne prend en compte que les fichiers FAT 32 et FAT. Toutefois, la version Fdisk sous Linux prend en charge pratiquement tous les systèmes de fichiers Linux et Windows. Avec les CD Linux live comme Gparted Live CD, Mandriva et Slax, la partition se fait aisément sans devoir redémarrer car le système s’exécute simplement au niveau de la mémoire RAM et le CD, préservant de facto le disque dur.

Il faut savoir qu’un disque dur peut être divisé en 4 partitions principales ou primaires au maximum. Ainsi, lorsqu’un utilisateur veut partitionner son disque dur afin d’obtenir un plus grand nombre de partitions, il peut réaliser jusqu’à 3 partitions principales et adjoindre une autre plus étendue ou partition secondaire encore dénommée lecteur logique pour Windows et MS-DOS. Cette dernière peut encore faire l’objet d’autres partitions dites tertiaires. Toutefois, seules les partitions principales seront reconnues par le BIOS et visibles sous Windows sous les appellations C, D, E ou F. Une partition étendue se loge dans l’EBR.

Quelques exemples permettront de comprendre la procédure à suivre et à savoir réaliser une partition de disque dur avec n’importe quel logiciel. Il importe d’être particulièrement vigilant pour réussir la partition d’un disque dur quel que soit le logiciel utilisé. Avec Windows XP, il faut atteindre l’interface de la « gestion des disques » juste après la « rubrique de stockage » et lancer le logiciel. Pour cela, on transite par le panneau de configuration, l’outil d’administration et de gestion de l’ordinateur. La suite est en fait une file d’instructions à suivre jusqu’à l’achèvement de la procédure par le logiciel.

Toujours sous Windows, on peut partitionner le disque dur en utilisant la disquette de démarrage du logiciel Fdisk. Plusieurs options s’offrent à l’utilisateur qui n’aura qu’à opérer un choix en fonction de ses objectifs. La procédure est également simple et consiste en une suite d’instructions à respecter. Fdisk s’utilise sous Mac OS en ouvrant une fenêtre afin de l’utiliser de manière interactive. Sous Linux, c’est par une ligne de commande que s’exécute le programme Fdisk. Il est clair que Fdisk ne désigne pas le même programme sous Mac, Linux ou Windows.

Comment partitionner son disque dur ?

Il y a un nombre limité de partitions principales qui peuvent être créées sur un disque dur tandis que les partitions secondaires peuvent être plus nombreuses. Des logiciels gratuits ou payants permettent de réaliser efficacement le partitionnement du disque dur. Sur Windows, il suffit de faire démarrer le logiciel et de suivre une suite d’instructions. L’environnement Mac nécessite l’ouverture d’une fenêtre dédiée. Linux exécute le logiciel par le biais d’une ligne de commandes.

Related Links:  , , ,


Articles Liés


Comments (0)





Glossaire

  • Hyperthreading

    L'Hyperthreading est une technologie développée par Intel qui permet à un processeur d'effectuer plusieurs tâches en parallèle. Ce dernier, à l'image des Intel Core ...


Vidéo de la semaine


Les derniers commentaires



Chercher par mot clé